Portrait de collaborateur : Ismaïl TABI


Publié il y a 5 mois

A l’occasion du mois de la diversité et de l’inclusion chez The Walt Disney Company France, nous donnons la parole à nos collaborateurs qui font la richesse de notre entité.

 

Découvrez l’interview d‘Ismaïl Tabi, Responsable  Promotion et Partenariats.

 

 

 

 

QUEL EST TON PARCOURS ?

 

 

Je suis né et j’ai grandi à Aulnay-Sous-Bois, dans le 93.

Je suis le cadet d’une fratrie de cinq. Nos parents sont arrivés du Maroc au milieu des années 70.

 

Très tôt, nos parents nous ont inculqué l’importance de la réussite scolaire, et la façon dont l’école de la république pouvait jouer le rôle d’ascenseur social. Pour eux qui ne savaient pas lire le français, l’école était une vraie chance pour nous. Je leur dois tout, à eux ainsi qu’à mes sœurs et mon frère.

 

Dans la cité des 3000, où j’ai grandi, un des endroits où je passais le plus clair de mon temps était la bibliothèque Elsa Triolet. C’est entre ces murs que j’ai pris goût à la lecture et en particulier à la bande dessinée.

 

J’ai quasiment appris à lire sur les comics book Marvel, c’était la grande époque des Strange !

 

 

Mon professeur de Lettres au lycée m’a parlé de la filière CPGE, et en particulier la classe préparatoire littéraire, choix vers lequel je me suis orienté une fois le bac en poche (j’ai toujours été plus littéraire que scientifique !).

 

L’Hypokhâgne et la Khâgne de Lettres Modernes ont été pour moi deux années intenses et extrêmement riches, et avec le recul, même si je ne m’en rendais pas compte sur le moment pour certaines matières, ce que l’on apprenait au jour le jour était fondamental car nous ouvrait l’esprit sur de nombreux sujets. J’ai aussi pu côtoyer pour la première fois des personnes venant de milieux sociaux différents du mien, et même des étudiants venant d’autres pays.

 

J’ai profité des ponts de certains concours auprès des filières littéraires pour poursuivre ma formation avec un master en marketing au sein de l’Ecole Supérieure de Commerce d’Amiens.

 

 

Je savais que je voulais m’orienter vers l’univers de la communication, mais je ne savais pas encore que je voulais faire rimer profession avec passion. Et là aussi, c’est de nouveau un professeur, au détour d’une question sur les sujets qui m’animent, qui m’a suggéré l’idée de réaliser mon mémoire de fin d’étude sur le cinéma.

 

 

Le sujet s’est tout de suite imposé à moi : Quel avenir pour le Marketing du cinéma en France ? Un de mes principaux ouvrages de chevets pour l’écriture de ce mémoire fut « Le Marketing du cinéma » par Jean-François Camilleri. Plus de 10 ans après, la boucle est bouclée en travaillant dans les équipes marketing de la société qu’il dirige.

 

Je me souviens même d’un après-midi de phoning pour trouver un stage où j’ai appelé l’une après l’autre les agences et sociétés listées dans les annexes de son livre !

 

J’ai finalement décroché ainsi un stage au sein de l’agence conseil en promotion Parenthèse Cinéma, puis au bout de 4 ans j’ai rejoint l’agence Full Frame à sa création, où j’ai pu travailler sur des projets TWDC comme, entre autres, Sur Le Chemin de L’école, Le Vent Se Lève ou Il Etait une Foret…

 

 

COMMENT EST NÉE TA PASSION POUR LE CINÉMA ?

 

 

Mon grand frère a joué un rôle central dans la naissance de ma passion, en apportant chaque semaine des VHS empruntées à ses amis.

 

Mes premiers chocs visuels furent Batman et Beetlejuice de Tim Burton, réalisateur qui m’a toujours fasciné.

 

Bien sûr, tous les grands classiques de la pop culture ont été visionnés jusqu’à l’usure dans notre magnétoscope : SOS Fantômes, Indiana Jones, Piège de Cristal… et 1000 autres !

 

La toute première fois que je suis allé voir un film au cinéma fut en sortie scolaire, et ce fut Le Roi Lion en 1994. J’ai encore ce souvenir vivace de voir l’affiche de ce classique de l’animation à côté du film TIME COP avec Jean-Claude Van Damme… et de me dire que j’aurais préféré que notre enseignant décide de nous emmener voir ce film d’action ! Mais une fois sorti de la salle, je savais que je venais de vivre un grand moment de cinéma.

 

Plus de 20 ans plus tard, à l’aube de la sortie de la version live-action de ce classique, sur laquelle je commence d’ores et déjà à travailler, je ne peux que me réjouir du choix de mon enseignant en 1994!

 

 

Plus tard, j’ai découvert d’autres films qui m’ont marqué au fer blanc : Bienvenue à Gattaca, d’Andrew Niccol, qui reste encore aujourd’hui un de mes films préférés.

 

Etant étudiant, la vision de Matrix, des Wachowski, et tout particulièrement la lecture d’une analyse des mécanismes narratifs à l’oeuvre dans cette trilogie, rédigée par Rafik Djoumi (rédacteur en chef de l’emission BiTS d’Arté) m’ont fasciné. J’ai d’ailleurs eu la chance d’échanger avec lui par la suite dans ma vie professionnelle.

 

Aujourd’hui, même si le temps devient plus rare, je continue de nourrir cette cinéphilie (et j’aurais même envie de parler de cinéphagie) en allant au cinéma de manière hebdomadaire ou en découvrant des œuvres sur des plateformes de SVOD.

 

L’évolution des modes de consommation et la profusion d’offre est un véritable rêve éveillé pour l’amateur de cinéma, de nos jours.

 

Voir, lire et comprendre sont fondamentaux pour décrypter ce qui plait au public, et la manière dont certaines œuvres dépassent le simple cadre d’une sortie cinéma.

 

Le phénomène Black Panther est là pour le prouver : en comprenant les enjeux de société et les évolutions culturelles, on peut transformer une œuvre artistique en véritable manifeste humaniste. Et c’est ce décryptage, cette étude des tendances et de l’air du temps, que j’essaie d’appliquer à l’ensemble des projets sur lesquels je travaille.

 

 

SELON TOI, QUEL EST L’ENJEU DE LA DIVERSITÉ EN ENTREPRISE ?

 

 

Pour moi, la différence est une force. La valeur d’une entreprise tient beaucoup à la qualité de ses employés, et avoir des personnalités de culture et d’origine différentes apporte une ouverture d’esprit qui ne peut qu’être vecteur de croissance.

 

Dans des pays très souvent différents au sein d’une même région (prenons par exemple les pays du Maghreb et de l’Afrique Francophone, où nous sommes encore au début d’un beau développement), il est important d’être à l’écoute des partenaires locaux pour être certains que la culture du pays soit bien respectée. Là aussi il s’agit d’une question d’ouverture d’esprit.  Il faut également accepter une agilité accrue : la transversalité des taches et la porosité des métiers.