DISNEY WOMEN’S WEEK : PORTRAIT DE JOAN BOHAN


Publié il y a 1 année

Je suis Directrice  Financière Exécutive, Produits Dérivés et Cinéma, pour la France et le Benelux.

 

J’ai vécu une expérience forte liant ma vie personnelle et professionnelle : mon fils a été diagnostiqué dyslexique à l’âge de 6 ans. Ce fut un choc profond. La dyslexie est en effet souvent associée à l’échec.

Depuis, j’ai découvert un univers certes difficile, mais passionnant en même temps. La dyslexie est mal connue et a une connotation négative souvent mal vécue par les dyslexiques. Mais il y a un côté véritablement lumineux : les dyslexiques ont de nombreuses forces et la faculté d’appréhender le monde différemment.

 

L’histoire de la dyslexie est baignée de réussites incroyables et inspirantes.

 

Joan-Bohan

 

En 2015, l’Intrapreneur Challenge a été lancé chez Disney. Ce fut pour moi l’occasion de présenter un projet lié à la dyslexie et en même temps viable en termes de contribution au Business. Avant tout, cette initiative a représenté pour moi une opportunité extraordinaire pour témoigner de tous les aspects positifs de la dyslexie, avec l’objectif de changer les perceptions et donner de l’espoir aux enfants et à leurs parents, mais aussi répondre à leurs besoins en développant des produits adaptés, engageants et aujourd’hui peu présents.  J’espère surtout que cette initiative permettra à de nombreux dyslexiques de se sentir plus fiers, et à leurs parents d’être un peu plus armés pour les aider et les encourager. On peut être dyslexique et réussir, mais pour le faire il faut y croire !

 

Les enseignements que j’en ai retirés ?

 

L’expérience intrapreneuriale est unique : c’est un projet avec une dimension à la fois engageante, innovante et actuelle. 

 

Grâce à cette expérience, j’ai un regard différent sur mon entreprise et ce qu’elle me permet d’accomplir, et je recherche plus volontiers et naturellement toutes les opportunités qui ont à la fois une dimension sociale autant que business.

 

Je passe le message aux équipes et à tous mes collègues : il faut oser, peu importe le niveau, le service et l’ancienneté dans l’entreprise.

Aujourd’hui, je suis convaincue que les entreprises ont un rôle majeur à jouer dans le business « responsable » : tout le monde y gagnera.