DISNEY TOUS EN FORME, À LA RENCONTRE DE LA BOÎTE À CHAMPIGNONS


Publié il y a 1 année

Citation DTEF A. Ulrich

Pourriez-vous décrire votre activité en quelques mots ?
Notre objectif est d’aider toutes les composantes de la société (individus, collectivités, écoles, institutions) à rentrer dans une démarche circulaire, que nous développons, exploitons, et diffusons, en permettant à nos publics de les utiliser. Concrètement, nous collectons du marc de café, puis l’utilisons pour faire pousser les champignons. Une fois la récolte finie, le substrat qui reste sert à enrichir les sols des cultures maraichères des environs. Nous avons donc un projet 0 déchet.
Le principe de l’économie circulaire est de s’inspirer de la nature : la nature ne produit pas de déchet, tout ce qui n’est pas ou plus utilisé par une espèce devient utile à une autre. Les entreprises fonctionnent aujourd’hui en silos : elles pensent à la production finale et pas à toute la valeur perdue de leur cycle de production. Jusqu’au début du 20ème, nous fonctionnions de manière circulaire : ce qui n’était plus utile pour la production était réutilisé autrement. Les maraichers par exemple, livraient à Paris leur production puis repartaient avec des tas de matières organiques comme le crottin de cheval dont ils se servaient pour produire des champignons. Et ainsi de suite.

 

Pourriez-vous nous donner votre point de vue sur l’alimentation des enfants et les enjeux auxquels elle doit répondre aujourd’hui ?
C’est un enjeu quotidien, qui passe par l’éducation et la pédagogie. Il faut leur faire aimer la diversité notamment en ayant une approche pédagogique vis-à-vis de l’intérêt de la nutrition. C’est aussi une démarche plus générale d’ouverture, qui correspond plus globalement je crois aux enjeux des sociétés contemporaines.

 

Vous dîtes qu’il est parfois difficile de faire manger des produits sains aux enfants. Quelles solutions voyez vous pour contourner ce manque d’appétence a priori ?
Une des solutions est de les amener vers ces produits autrement que par la simple consommation. Je le remarque tous les jours, j’ai pu voir que mes enfants mangent les champignons que nous produisons parce qu’ils les ont vus pousser grâce à nos kits de culture de champignons (les fameuses Boîtes à Champignons). Connecter l’aliment à sa provenance aide l’enfant à appréhender les choses. Cela permet également d’enlever la notion d’ « inconnu » dans la consommation de ces produits vers lesquels ils n’iraient pas spontanément.

 

Comment, selon vous, les acteurs de l’alimentaire en France peuvent agir pour répondre à ces différents enjeux ?
Cela passe par de l’éducation à la diversité des goûts. Il est important de ne pas standardiser les goûts, ne pas trop les « trahir », avec des suppléments artificiels qui peuvent flatter le palais (gras, sucre, sel), et donc d’être plus ambitieux sur la culture du goût. Cela passe aussi par de la pédagogie, revenir à plus d’authenticité, sensibiliser les publics, notamment les plus jeunes, à ce que sont vraiment les produits qu’ils consomment.
Les acteurs qui s’adressent aux enfants ont donc forcément une responsabilité. En ce sens, Disney fait partie des acteurs qui sont légitimes et le programme Tous en Forme est l’exemple de l’application de cette responsabilité, que ce soit sur l’alimentation ou l’encouragement de la pratique sportive.

 

Pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre présence au RDV des partenaires Disney Tous en Forme ?
Nous proposons des produits qui permettent d’agir pour sensibiliser l’enfant, pour leur faire découvrir des produits qu’ils ne connaitraient pas forcément spontanément. Le RDV Disney Tous en Forme est donc une bonne occasion de rencontrer des parties prenantes qui peuvent représenter pour nous des partenaires potentiels.